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Ce qu’ils ont dit… 11 août 2017

12 Août 2017
Écrit par: Emna Achour
Écrit par: Emna Achour

 

Denis Shapovalov, à propos de la différence entre sa victoire de vendredi et celle de jeudi :

[Jeudi], c’était simplement plus long, plus physique comme match. J’ai connu un lent départ. J’étais tellement épuisé à cause de [jeudi]. Rafa [Nadal] m’a pris beaucoup d’énergie. Mais Adrian [Mannarino] a bien fait d’attaquer dès la première manche.

[Mannarino] était très solide, il ne me laissait aucune chance. Je me sentais un peu pressé dans mes mouvements. J’ai essayé de ralentir la cadence à la deuxième manche et l’interruption à cause de la pluie m’a aidé. Pendant cet arrêt, je me suis dit que ça pourrait être un moment décisif. Ça lui donnerait du temps pour repenser à son jeu, pour le refroidir. C’est toujours difficile d’avoir à servir après une pause de 11 ou 12 minutes.

Je savais que ça pouvait être un moment décisif et j’en ai profité. Après l’avoir brisé (à la deuxième manche), j’ai repris confiance et je n’ai plus regardé derrière.

 

Shapovalov, au sujet de ce qu’il a fait après sa victoire surprise contre Nadal :

Après avoir parlé aux médias, je ne me souviens plus trop. J’ai eu un massage, j’ai travaillé avec mon physiothérapeute et ensuite je suis allé à la maison (chez Félix Auger-Aliassime). Toute la famille était encore éveillée, personne n’arrivait à dormir. On a discuté pendant quelques minutes dans le salon.

J’ai essayé d’aller dormir vers 1 h, mais je n’ai dû fermer l’œil qu’à 3 h. J’ai essayé de laisser mon téléphone et de m’endormir, mais ce n’était pas évident.

Je me suis finalement endormi et je ne me suis réveillé que vers 10 h ou 11 h ce matin. J’ai donc eu une assez bonne nuit de sommeil. On a décidé de prendre ça mollo aujourd’hui puisque j’avais eu des crampes hier. C’était un match tellement difficile, alors on y est allés doucement.

 

Martin Laurendeau, au sujet de son protégé Shapovalov et ses nerfs d’acier :

Pour moi, c’est le meilleur atout que puisse posséder un joueur de tennis. Si ça peut être enseigné, je ne sais pas comment. Quelqu’un avec ce genre d’habiletés… c’est tout simplement un don.

Il a sa propre personnalité, son propre style de jeu. Il a ce qu’il faut pour te faire mal, son style est en train de prendre forme. Il a beaucoup de cordes à son arc. Je pense qu’il sera toujours un joueur qui en donne pour son argent à son adversaire.

 

Alexander Zverev, au sujet de son prochain adversaire Shapovalov :

J’ai l’impression que c’est tout ce dont nous allons parler ce soir (rires). Il a fait du très bon travail pour se rendre jusqu’en demi-finale. Il est tellement jeune, il joue du tennis incroyable. Je sais que les attentes envers lui sont très élevées en ce moment, mais il ne devrait pas trop y prêter attention. C’est ce que j’essaie de faire aussi. Je connais ce sentiment.

Quand c’était ma première fois à Hambourg en demi-finale, tout le monde ne parlait que de ça. Il devrait peut-être éteindre son téléphone. Ce serait mon conseil. Je vais maintenant essayer de jouer le meilleur tennis possible pour lui rendre la tâche plus difficile, en espérant que ça donne un très bon match.

 

Roger Federer, à propos du match de jeudi soir entre Shapovalov et Rafael Nadal :

J’ai cru que c’était un match fantastique. C’était complètement enivrant pour la foule, pour les fans qui le regardaient à la télévision, pour le tennis canadien. Je suis certain que c’était aussi cool à voir pour beaucoup de jeunes, de voir que tu peux réussir à battre ton idole si tu travailles fort dans la vie. J’ai trouvé ça super du début à la fin.

 

Robin Haase, qui, à 30 ans, a atteint la première demi-finale de sa carrière sur le Circuit Masters 1000 :

J’ai toujours cru que je pourrais y parvenir, mais j’ai été blessé tôt dans ma carrière. Je ne savais même pas si je jouerais de nouveau au tennis. Après un an et demi, j’ai effectué mon retour. Par contre, à partir de ce moment-là, je n’étais plus le même joueur qu’avant. Je n’étais pas aussi rapide. J’étais anxieux. J’ai eu beaucoup d’autres blessures par la suite.

Ça te ronge mentalement parce que tu sais que tu peux faire mieux, mais ton propre corps ne te laisse pas y arriver. Il m’a honnêtement fallu quelques années pour me calmer et apprendre à gérer le tout.

Depuis quelques années, je travaille beaucoup là-dessus. J’ai commencé à y croire de plus en plus. Mon jeu est meilleur et ensuite je me suis mis à gagner plusieurs matchs de suite contre de très bons joueurs. C’est là que tu commences à te dire, « OK, je pourrai peut-être y parvenir de nouveau ». Et quand ça se produit enfin, c’est exceptionnel.