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Du baseball au Stade Uniprix : un fit naturel

04 Août 2017
Écrit par: Emna Achour
Écrit par: Emna Achour
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Quand Derek Aucoin a frappé un circuit qui s’est retrouvé dans les gradins du Court Banque Nationale, vendredi, et que Rodger Brulotte a lancé un « Bonsoirrrrrr elle est partiiiiiiie ! » au micro, on se serait cru, pendant un tout petit instant, au mythique stade Jarry, ancien domicile des Expos de Montréal.

Avant que les Expos ne s’établissent au Stade olympique, ils disputaient leurs matchs à domicile sur la rue Faillon, aujourd’hui appelée la rue Gary-Carter. Le changement de toponymie s’est fait en mai 2013, en l’honneur de l’ancien receveur étoile des Expos Gary Carter, un clin d’œil qui fait encore sourire M. Brulotte.

« Que Tennis Canada accepte que la rue du parc Jarry change de nom pour s’appeler la rue Gary-Carter, ça représente beaucoup, a-t-il déclaré. Ça veut dire en quelque sorte que c’est pour toujours. »

  1. Brulotte était d’office pour commenter un match amical de baseball entre des joueurs de l’ATP (les Américains Reilly Opelka et Frances Tiafoe et le Canadien Brayden Schnur) et d’anciens des Expos tels Aucoin et Claude Raymond, organisé par Tennis Canada dans le cadre du Week-end de la famille du Lait.

L’homme de 70 ans s’est dit très heureux d’être de retour dans un lieu qui a tant marqué l’histoire de Nos Amours.

« Le cœur des Expos, ce n’est pas au Stade olympique, a-t-il mentionné. C’est au parc Jarry. »

Aucoin, un ancien lanceur des Ligues majeures qui a signé un contrat avec les Expos en 1989 qu’on peut maintenant entendre au micro de la station 98,5 fm, n’a pas hésité une seconde lorsqu’on l’a approché pour organiser une activité qui rallierait le baseball et le tennis à Montréal.

« C’est un fit naturel, a-t-il mentionné. C’est drôle parce que j’ai vu dans le passé les joueurs de tennis jouer contre des joueurs de soccer ou bien contre des joueurs du Canadien de Montréal, mais je me suis toujours dit que ça serait super d’aussi avoir du baseball. Alors quand on a reçu l’appel, on a tout de suite accepté. »

On n’a pas eu droit à un véritable match en tant que tel, limitations dans le temps et lieu obligent, mais des lanceurs et des frappeurs se sont affrontés à tour de rôle et tous ont semblé avoir beaucoup de plaisir, jusqu’à ce que le circuit d’Aucoin donne la victoire à son équipe.

« J’en ai fait des folies de baseball dans ma vie, mais jouer un match de baseball ici avec des joueurs de tennis, je n’aurais jamais cru ça possible, a soulevé Aucoin en riant. Mais j’ai été capable de proposer quelque chose d’intéressant en m’inspirant du baseball qui se joue dans les cours des jeunes aux États-Unis. C’est du vrai “backyard baseball”. Je ne suis pas surpris que ce soient surtout des joueurs [de tennis] Américains qui aient participé à notre match parce qu’ils sont très familiers avec ce sport. C’est un très bon concept que j’utilise souvent dans mes camps de baseball et les jeunes l’adorent. »

En attendant le retour de la petite balle blanche et rouge à Montréal, les amateurs de baseball les plus nostalgiques pourront toujours venir faire un tour sur la rue Gary-Carter pour y voir sa sœur de cœur, la petite balle jaune.