4-12 août 2018 - TorontoAchetez des billets
X
FR EN
Accueil   Nouvelles   L’amour du tennis, le secret de la longévité des vétérans selon Nadal

L’amour du tennis, le secret de la longévité des vétérans selon Nadal

06 Août 2017
Écrit par: Emna Achour
Écrit par: Emna Achour
Classé sous:

Ah, encore et toujours ce même débat sur le circuit de l’ATP.

Le calendrier est-il plus difficile aujourd’hui qu’il ne l’était autrefois ? Est-il plus difficile de gagner sur le circuit à notre époque que ce l’était il y a quelques années ?

Rafael Nadal, favori de la Coupe Rogers 2017 et double champion du tournoi à Montréal, n’a pas la prétention de connaître la réponse exacte à ces questions, mais rappelle que ce n’était pas nécessairement plus évident lorsqu’il a fait son entrée sur le circuit professionnel en 2001.

« Au début de ma carrière, il y avait [Andy] Roddick, [Lleyton] Hewitt, beaucoup de bons joueurs également, a-t-il déclaré dimanche. [Roger] Federer était là aussi… En fait, la seule vraie différence, c’est que maintenant, nous sommes plus vieux. Au cours de la dernière année et demie environ, une bonne nouvelle génération s’est amenée sur le circuit, ce qui augmente le nombre de joueurs de qualité. Mais c’est toujours la même chose; ceux qui jouent bien ont les meilleures chances de gagner, et les autres en ont moins. C’est ça, le sport. »

Après avoir tous les deux surmonté des blessures et des baisses de régime qui mettaient en doute leur capacité à revenir un jour au sommet, Nadal (31 ans) et Federer (35 ans) sont respectivement — et contre toute attente — têtes de séries no 1 et no 2 d’une épreuve de l’ATP World Tour pour la première fois depuis le tournoi de Monte-Carlo en 2011.

D’après Nadal, il n’y a pas vraiment de secret; l’amour des vétérans pour leur sport serait l’explication la plus juste pour élucider le mystère de leur longévité.

« C’est difficile à dire. On ne le sait pas vraiment nous-mêmes, a mentionné l’Espagnol. On ne peut pas vraiment dire que c’est dû au fait que les joueurs arrivent plus tard sur le circuit puisqu’on y a tous fait notre entrée très jeune. Mais la première chose qui me vient à l’esprit, c’est qu’on adore ce qu’on fait. On continue d’avoir la motivation nécessaire pour jouer à un haut niveau et ça aide notre corps à tenir plus longtemps. Quand tu es en santé, c’est toujours plus facile. »

Le fait que Nadal pourrait reprendre le premier rang mondial pour la première fois depuis juin 2014 en atteignant les demi-finales à Montréal a fait couler beaucoup d’encre au cours des derniers jours, mais le principal intéressé ne pourrait moins s’en soucier. Ses aspirations sont bien plus modestes.

« Je veux simplement être heureux, a-t-il dit candidement. Si je suis en santé et capable de jouer à un bon niveau, je suis heureux. Ce que je fais me rend vraiment heureux. Je suis ici, je joue encore. Si un jour j’arrive ici et que ce que je fais ne me rend plus heureux, je rentrerai chez moi et je ferai autre chose. C’est simple. J’adore ce sport, je me sens privilégié d’avoir la chance, à 31 ans, de continuer de faire ce que je fais et d’avoir du succès. J’ai du plaisir semaine après semaine et je vais simplement faire de mon mieux encore une fois ici à Montréal. »