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Mercredi fou à la Coupe Rogers : Montréal est complètement tennis

09 Août 2017
Écrit par: Emna Achour
Écrit par: Emna Achour

Habituellement, dans les tournois de tennis, ce sont les demi-finales et les finales qui déchaînent les passions. C’est souvent dans ces moments-là que les meilleurs joueurs du moment laisser tout ce qu’ils ont sur le court dans l’espoir de soulever le précieux trophée à la fin de la semaine.

À la Coupe Rogers, on a droit à ce genre de frénésie beaucoup plus tôt alors que le deuxième tour de mercredi nous en donne nettement pour notre argent.

Sur le Court central à lui seul, trois Canadiens sont en action ; Peter Polansky (contre un certain Roger Federer) et Denis Shapovalov (face à l’Argentin Juan Martin Del Potro) de jour, et Milos Raonic (contre le Français Adrian Mannarino) de soir. La séance nocturne met également en vedette l’Espagnol et deuxième raquette mondiale Rafael Nadal.

Sur le deuxième terrain en importance au Stade Uniprix, le Court Banque Nationale, le Japonais Kei Nishikori et le Français Gaël Monfils se sont livré un duel enlevant, et plus tard dans la journée se succèderont notamment le Bulgare Grigor Dimitrov, la jeune sensation allemande Alexander Zverev et le Français Jo-Wilfried Tsonga.

Du jamais vu de mémoire pour Eugène Lapierre, directeur de la Coupe Rogers.

« J’ai écrit hier à la gang de Toronto et je leur ai dit que ça faisait longtemps que j’étais ici – 23 ans environ –, mais que je n’avais jamais vu ça, a-t-il raconté. Jamais vu un horaire aussi chargé où ça nous prendrait deux “court central”. »

  1. Lapierre s’est dit comblé par ce « buzz » de début de tournoi, ajoutant que la Coupe Rogers bénéficiait déjà un peu de cette réputation auprès des joueurs.

« Ils nous aiment parce que ça commence souvent dès le début des qualifications, a-t-il dit. Ils arrivent et ils sont impressionnés par les foules. Par exemple, Jack Sock en soirée [mardi] n’en revenait pas. Un Américain contre un Français moins connu et c’était plein. S’il avait joué aux États-Unis, d’accord, mais quand il joue ailleurs, c’est rare que la foule soit aussi grosse. »

« Oui, le soutien de la foule est incroyable », a renchéri Federer à la suite de sa victoire de 6-2, 6-1 contre Polansky. « Ce n’était pas un match très serré, mais ils étaient là pour Peter lorsqu’il en avait besoin. J’ai trouvé ça super. »

« Et pour moi, ils sont toujours présents. Même hier soir quand je suis allé voir le concert de Coldplay, j’ai encore senti la foule de Montréal. C’était tellement bruyant. […] Je sens que c’est la même chose ici pendant le tournoi. C’est peut-être aussi pour cela que je dis toujours que c’est l’un de mes tournois préférés, l’un de mes stades préférés. Les foules sont toujours grosses, les gens sont toujours excités et passionnés. Pour les joueurs, c’est très inspirant. »

Dans le but d’inclure davantage la communauté et d’intéresser plus de gens au tennis, des gradins ont été installés en 2011 dans le parc Jarry pour le court no 9 afin que des membres du public n’ayant pas de billet pour entrer au Stade Uniprix puissent tout de même assister à de bons matchs de tennis.

« On voulait que monsieur Tout-le-Monde qui passe par là et qui se demande ce que c’est, le tennis, puisse avoir la chance d’y jeter un coup d’œil », a dit M. Lapierre.