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FearlesslyGIRL : dire non à l’intimidation et renforcer l’estime de soi chez les jeunes filles

06 Août 2018
Écrit par: Emna Achour
Écrit par: Emna Achour
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Il n’y a rien comme savoir qu’une idole est aussi un être humain, qu’elle vit le même genre d’angoisse ou d’inquiétudes que le commun des mortels.

C’est sur cela qu’a pu miser Kate Whitfield, fondatrice de FearlesslyGIRL, un organisme voué à la lutte contre l’intimidation. Elle était de passage à la Coupe Rogers, lundi matin, pour participer à une conférence et animer des discussions de groupes entre jeunes filles de 11 à 18 ans.

La Canadienne Rebecca Marino était également présente pour parler de sa propre expérience, elle qui a été – et qui est malheureusement encore – victime d’intimidation sur les réseaux sociaux, même si elle admet ne pas encore être complètement à l’aise de discuter de son vécu en public.

« C’est quelque chose de très personnel et je me demande encore à quel point j’ai envie d’en parler devant un gros groupe ou même dans les médias, a révélé Marino. Mais je pense que c’est vraiment important que les jeunes filles voient des athlètes être un peu vulnérables et complètement authentiques, surtout pour qu’elles sentent qu’elles ne sont pas seules là-dedans. »

For me it’s a super personal thing and to be in front of a big group or even in terms of media putting things out there it can be a little to navigate how much I want to be out. But i think it’s really important that young girls see athletes being a little bit vulnerable, and showing who they authentically are so that they can sort of feel that they’re not alone in growing up.

Kate Whitfield est née en Colombie-Britannique, mais vit aujourd’hui à Toronto. Elle a eu l’idée de devenir conférencière et de discuter d’estime de soi et d’émancipation des filles lorsqu’elle était au secondaire, et a depuis eu l’occasion de parler devant plus de 250 000 adolescentes partout sur le continent. L’engagement de Madison Keys, 13e raquette mondiale qui est aujourd’hui l’ambassadrice de FearlesslyGIRL, a fait augmenter la visibilité de ce projet en flèche et a ouvert à Whitfield les portes du monde du tennis.

« J’ai officiellement lancé FearlesslyGIRL au Canada il y a environ sept ans et j’ai eu la chance de faire le tour du pays, a indiqué Whitfield, aujourd’hui âgée de 32 ans. Quand Madison Keys a entendu parler de cela, elle a voulu participer et ça m’a permis d’être beaucoup plus présente dans le monde du tennis. Avec Madison, on a fait le tournoi de Miami à quelques reprises, on a les Internationaux des États-Unis qui s’en viennent et on a aussi fait quelques trucs dans sa ville natale. »

I started FearlesslyGIRL in Canada about seven years ago and just been going all across the country. And Madison Keys, an American tennis player, found out about it and wanted to be involved. So I started getting way more involved in the tennis world. We’ve done the Miami Open with Madison a few times, we’ve got the US Open coming up in New York, and we’ve done stuff in her hometown.

« La collectivité du tennis m’a incroyablement soutenue et a été extrêmement accueillante. En plus de nous ouvrir les portes de divers tournois, elle nous a aidés financièrement pour qu’on puisse rejoindre encore plus de jeunes filles. […] C’est vraiment génial. »

The tennis community has been so incredibly supportive and welcoming, they bend over backwards to bring FearlesslyGIRL to different tournaments, the support, the donations to the charity (we’re a 501c3 in the States) and being able to have that kind of support and to reach so many more girls […] they’ve just opened their doors to FearlesslyGIRL and it’s so cool.

Les athlètes sont vénérés pour leurs performances et leur forme physique inhumaines, mais avec l’avènement des réseaux sociaux, certaines joueuses de tennis ou autres sportives subissent aujourd’hui une autre forme de pression ; en plus d’être scrutées à la loupe pour leurs résultats, elles sont parfois jugées aussi – sinon plus – sévèrement pour leur apparence, un fléau contre lequel Whitfiled veut lutter.

« Je pense qu’il y a de mauvais côtés, de la pression et des attentes surréalistes dans à peu près toutes les sphères de la société, a-t-elle dit. Mais avec le tennis, ce que des jeunes joueuses m’ont dit, c’est qu’on ne s’attend plus juste à ce qu’elles performent bien sur le terrain, mais qu’elles doivent aussi avoir une certaine apparence. […] Il y a la pression du paraître et du réussir. »

I think there’s a bad side and pressure and unrealistic expectations everywhere you go. With tennis with what I’ve learned the girls feel like they don’t just have to do well on the court, they also have to look a certain way as well. […] There’s a pressure to look and achieve.

Marino n’a pas la prétention d’avoir la science infuse et ne veut pas nécessairement qu’on lui appose l’étiquette de modèle lorsqu’elle s’ouvre sur les différentes épreuves qu’elle a dû traverser. Elle veut simplement faire partager son expérience et si des jeunes femmes s’identifient à son histoire, ce sera tant mieux.

« J’essaie juste de vivre ma vie du mieux que je peux et si des gens trouvent que certains aspects de ma vie les inspirent et que ça les aide à surmonter des moments plus difficiles, alors en m’ouvrant sur mon vécu, j’aurai fait mon travail », a conclu Marino.

I’m just trying to live my life as best I can and if people take aspects of my life that they find inspiring to help them go through theirs than I’ve done my job in terms of just trying to be open.