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L’hécatombe à Wimbledon

16 Juil 2018
Écrit par: Tennis Canada
Écrit par: Tennis Canada
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Si plusieurs avaient prédit que le tableau féminin de Wimbledon serait parsemé de surprises, peu s’attendaient à ce que neuf des dix meilleures joueuses de la WTA tombent dès la première semaine du tournoi.

La route se dégage pour Goerges, Bertens et Giorgi

Finaliste à Wimbledon, Sloane Stephens (4e) a plié bagage d’entrée de jeu, battue sèchement par Donna Vekic, 55e raquette mondiale. Dans la même moitié du tableau, Elina Svitolina (5e) n’a pu surmonter l’étonnante Tatjana Maria, qui avait remporté, quelques jours auparavant, son premier titre de la WTA. Championne à Eastbourne la semaine précédente, Caroline Wozniacki n’a pas fait long feu et s’est inclinée au deuxième tour face à Ekaterina Makarova.

Photo: AELTC/Thomas Lovelock

À la suite des défaites prématurées de Venus Williams, finaliste en 2017, de Karolina Pliskova et de Madison Keys au troisième et au quatrième tour, le tableau s’est soudainement dégagé et certaines ont profité de cette situation inattendue pour s’illustrer.

Ainsi, Julia Goerges (13e) a atteint sa première demi-finale en Grands Chelems. Malgré sa défaite contre Serena Williams, la principale intéressée a conclu son tournoi d’une bien belle façon après avoir complètement changé son équipe et même déménagé il y a quelque temps alors que son classement avait drastiquement chuté. « J’ai pris le risque de tout changer, a-t-elle noté. Mais, oui, ça vaut la peine. Je pense que ce que je vis en ce moment prouve que j’ai eu raison, que j’ai pris la bonne décision. »

Kiki Bertens (20e) évoluait dans l’ombre depuis le début de sa carrière. Toutefois, la joueuse de 26 ans a été propulsée sous les feux de la rampe en éliminant Venus Williams et Karolina Pliskova. Camila Giorgi, 52e meilleure joueuse de la WTA, a profité de l’absence de plusieurs têtes de série et est devenue la première Italienne à accéder aux quarts de finale de Wimbledon depuis Francesca Schiavone en 2009. C’est Serena Williams qui a arrêté son parcours, mais non sans lui avoir concédé une manche.

Cibulkova et Bencic, les revenantes

Les têtes de série n’ont pas obtenu beaucoup plus de succès dans l’autre moitié du tableau. En effet, Caroline Garcia (6e) a plié bagage dès le tour initial face à Belinda Bencic, championne à la Coupe Rogers de 2015. En atteignant le quatrième tour, Bencic, qui n’avait pas remporté plus de trois victoires consécutives depuis 2016 alors qu’elle occupait le septième rang mondial, vient de réintégrer le Top 50 de la WTA après avoir chuté aussi loin que le 318e rang en 2017.

Malgré une bonne préparation sur gazon avant Wimbledon, lors de laquelle elle a conquis son cinquième titre de la saison, Petra Kvitova (8e) est tombée d’entrée face à Aliaksandra Sasnovich. Quant à la championne en titre, Garbiñe Muguruza, elle s’est fait cavalièrement montrer la porte au deuxième tour par Alison Van Uytvanck, qui ne s’était jamais rendue aussi loin à Wimbledon.

Photo: AELTC/Thomas Lovelock.

Peinant à faire son chemin dans les tournois importants cette année, Dominika Cibulkova s’est taillé une place en quart de finale. Profitant de l’élimination de la première raquette mondiale, Simona Halep, dès le troisième tour, Cibulkova a eu raison d’Alizé Cornet, Johanna Konta (22e), Elise Mertens (15e0 et Su-Wei Hsieh. Bien qu’elle ait raté plusieurs occasions contre Jelena Ostapenko, Cibulkova était satisfaite de son parcours. « Les 10 derniers jours m’ont apporté tellement de joie », a-t-elle commenté après sa défaite.

Le triomphe de Kerber

Photo: AELTC/Joel Marklund

Ce sont finalement Serena Williams et Angelique Kerber qui ont été les vedettes de la finale du tournoi londonien. L’Américaine n’avait affronté qu’une seule tête de série depuis le début de la quinzaine alors que sa rivale en avait éliminé trois. Jouant avec confiance et précision, Kerber a eu raison de Williams par 6-3 et 6-3 pour ainsi récolter son troisième titre de Grands Chelems, mais son premier à Wimbledon. « Je savais que je devais être au sommet de ma forme contre une championne comme Serena », a-t-elle avoué. Elle devient, par ailleurs, la première Allemande depuis Steffi Graff, en 1996, à triompher à Wimbledon. De son côté, absente en raison de blessures et de sa grossesse, Williams s’est dite surprise et satisfaite d’avoir atteint la finale. « À toutes les mères, je jouais pour vous aujourd’hui, et j’ai essayé », a-t-elle confié avec beaucoup d’émotions.

Le troisième Grand Chelem de l’année promettait énormément et personne n’aurait pu prévoir la tournure des événements. Maintenant, voyons voir comment les têtes de série rebondiront après l’hécatombe de Wimbledon…

 

Photo: AELTC/Ben Solomon