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Quatre anciennes championnes, un objectif commun

06 Août 2018
Écrit par: Emna Achour
Écrit par: Emna Achour
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Demandez aux quatre anciennes championnes de la Coupe Rogers présentes à Montréal cette année ce qu’elles ont retenu de leur triomphe au Canada et elles en auront toutes des souvenirs très précis et marquants.

Caroline Wozniacki est la pionnière des championnes. La Danoise avait remporté les grands honneurs à Montréal en 2010, alors qu’elle n’avait que 20 ans. Elle était à l’époque une étoile montante du tennis féminin et gagnait tout sur son passage. Et quelques semaines après sa conquête du titre à la Coupe Rogers, elle s’était hissée pour la première fois de sa carrière au tout premier rang du classement de la WTA.

Des blessures, une rupture vécue dans l’œil du public, des ennuis tristement célèbres lors des tournois du Grand Chelem et une chute au classement l’ont quelque peu ralenti au cours des dernières années. Mais voilà que huit ans après sa semaine de rêve à Montréal, Wozniacki s’amène au Stade IGA de retour parmi l’élite de la WTA, forte de son deuxième rang mondial – elle est dans une bataille perpétuelle avec la Roumaine Simona Halep pour le sommet du classement – et de la première victoire de sa carrière au Grand Chelem, en janvier, en Australie.

« Je pense que [la Caroline d’aujourd’hui] est un peu différente, a-t-elle révélé dimanche. J’ai évidemment acquis beaucoup d’expérience depuis, tu en apprends plus chaque année. Je suis juste heureuse d’être toujours là et de jouer de l’excellent tennis. Ce sont assurément de beaux moments pour moi. »

Elina Svitolina, elle la plus récente championne du tournoi canadien. Gagnante à Toronto l’an dernier, l’Ukrainienne se souvient très bien de la fierté qu’elle a ressentie lorsqu’elle a soulevé le trophée après une semaine tout sauf évidente.

« C’était une semaine incroyable pour moi parce que dès le premier tour, j’ai eu un tableau difficile, a-t-elle indiqué. Je pense avoir joué tous mes matchs contre des joueuses du top 20, mes trois derniers étant contre des joueuses du top 10. J’étais probablement dans ma meilleure forme physique. Il y a toujours place à amélioration, mais je voyais vraiment très bien la balle, je lisais bien le jeu, je jouais du bon tennis. C’est pour ça qu’en étant de retour au Canada, je suis prête à reprendre là où j’avais laissé. »

Entre les deux se trouvent la Tchèque Petra Kvitova, grande gagnante de l’édition 2012 du tournoi, et Halep, qui est la dernière à avoir soulevé le trophée à Montréal (en 2016).

Alors âgée de 22 ans, Kvitova avait été élue joueuse de l’année en 2011 et avait remporté à Montréal son premier titre de 2012, son tout premier en Amérique du Nord.

« On dirait que ça fait une éternité, s’est exclamée la gauchère de 28 ans. C’était génial. Je me souviens d’être venue ici seule. Il n’y avait que mon relationniste et moi, pas d’entraîneur. J’étais assez libre pendant ce tournoi et j’ai évidemment joué du très bon tennis. Différentes choses se sont passées pour moi au tennis et dans ma vie personnelle depuis, mais je pense que c’est la même chose pour tout le monde ; on grandit, on évolue et on fait les choses un peu différemment au fil des ans. »

Kvitova connaît une véritable résurgence cette année et a déjà remporté cinq tournois depuis le début de 2018. La Tchèque avait dû trimer dur pour reprendre la forme après avoir été victime d’une attaque au couteau d’un cambrioleur chez elle un peu avant Noël 2016, qui l’avait laissée avec une grave blessure à la main gauche. Elle est aujourd’hui de retour au sein du top 10, au huitième échelon mondial.

Halep est probablement celle des quatre dont la vie a le plus changé depuis sa victoire montréalaise, il y a deux ans. À l’instar de Wozniacki, elle a également gagné son premier tournoi du Grand Chelem cette année, battant l’Américaine Sloane Stephens en finale de Roland-Garros. La Roumaine a également amorcé la saison au tout premier rang du classement de la WTA et, après

l’avoir perdu pendant quelques semaines cet hiver, elle y est de retour depuis 19 semaines.

« C’était une semaine exceptionnelle, probablement la meilleure [de ma carrière], puisque j’avais remporté le tournoi du simple et atteint la finale du double », a dit Halep à propos de la Coupe Rogers de 2016. « […] Beaucoup de choses ont changé dans ma vie [depuis]. Je pense être une personne différente, une joueuse différente, mais dans le bon sens du terme. »

Halep n’a jamais caché que la présence de nombreux partisans roumains dans les gradins pour l’encourager et brandir des drapeaux bleus, jaunes et rouges ajoutait un cachet particulier à la Coupe Rogers de Montréal. Elle dit adorer les Montréalais et se sentir à la maison chaque fois qu’elle est en ville.

Les quatre n’avaient que de bons mots pour la métropole et elles ont toutes fait bien du chemin depuis qu’elles ont été élues reines de la Coupe Rogers. Toutefois, elles ont le même objectif en tête ; mettre à profit leur expérience du passé pour tenter de devenir la première multiple championne du tournoi depuis la grande Serena Williams (2001, 2011 et 2013).