Cox : Qui est le G.O.A.T (meilleur de tous les temps) ?

jeudi, 12 Sep

Quand on pense à tous les doutes qui planaient sur Rafael Nadal au printemps, aux doutes qu’il ne serait pas capable de défendre sa couronne de Roland-Garros qu’il chérit depuis plus d’une décennie, son triomphe au dernier Grand Chelem de la saison est d’autant plus remarquable.

Tout comme le fait que celui qui était autrefois considéré comme un spécialiste de la terre battue possède maintenant quatre titres des Internationaux des États-Unis. Ce serait un aussi grand exploit si Roger Federer, qui est probablement le meilleur joueur de tous les temps sur le gazon, comptait cinq trophées de Roland-Garros.

Mais ce n’est pas le cas. Il n’en a qu’un.

C’est un des éléments qui encadreront la conversation dans les mois à venir alors que s’intensifiera le débat sur la question de savoir qui de Federer ou Nadal est le meilleur joueur de tous les temps. Depuis 16 ans, ces deux-là dominent le sport, parfois avec l’aide de Novak Djokovic et parfois celle d’Andy Murray.

Les 3 Grands — Fed, Rafa et Djokovic — ont conquis les 12 derniers tournois du Grand Chelem et 51 des 59 derniers disputés. Depuis que Federer a mis la main sur sa première couronne de Wimbledon en 2003, seules cinq finales de Grands Chelems ne mettaient pas en vedette un de ces trois joueurs.

Ce premier triomphe à Wimbledon procurait à Federer une avance de 1-0 aux dépens de Nadal. Après sa victoire de cette année à New York, Nadal n’est plus qu’à un grand titre du total de Federer pour la première fois depuis ce jour. Ce qu’il y a d’étonnant chez Nadal, c’est le nombre de fois où il a été exclu à cause de ses problèmes physiques et combien de fois il a rebondi pour revenir au jeu encoure plus dominant.

Vous vous souvenez, au printemps ? Fabio Fognini a été couronné champion à Monte-Carlo, Dominic Thiem à Barcelone et Djokovic à Madrid. Pendant ce temps, Nadal perdait contre Fognini, Thiem et Stefanos Tsitsipas. Sa domination sur la terre battue semblait alors terminée… jusqu’à ce qu’il remporte successivement Rome et Roland-Garros.

Au cours de la saison sur ciment, il a pris part à la Coupe Rogers de Montréal, battant Daniil Medvedev, puis a ravi le titre des Internationaux des États-Unis. C’est comme si, contrairement aux autres joueurs, il n’avait pas besoin de préparation ou d’être sur une lancée victorieuse pour remporter les grands tournois. Les autres jouent plus, mais la capacité de Nadal de gérer ses blessures et d’atteindre le sommet de sa forme pour les grands tournois le place dans une catégorie à part.

On ne sait pas combien de temps Federer continuera de jouer. Djokovic était blessé à l’épaule à New York et nous saurons dans les prochaines semaines l’étendue de sa blessure.

Personne ne croyait que Nadal aurait tenu le coup assez longtemps pour récolter 19 titres de Grands Chelems. Mais le voilà, et en tenant tête à Medvedev dans cette finale marathon des Internationaux des États-Unis nous démontre qu’il est loin d’être fini.

Jimmy Connors l’a très bien exprimé : « Même à cette étape, Nadal joue comme s’il était fauché. »

Une course serrée

C’est chaud.

Six joueurs se disputent les deux dernières places pour les Finales de l’ATP à Londres, notamment Roberto Bautista Agut, Kei Nishikori, Matteo Berrettini, Alexander Zverev, David Goffin, Gaël Monfils. Six joueurs sont déjà assurés de leur participation.

Photo : Pascal Ratthé / Tennis Canada

Par contre, la Course est double est complètement ouverte. Seuls Juan Sebastian Cabal et Robert Farah, les champions de Wimbledon et de Flushing Meadows, ont une place garantie.

Anderson au rancart indéfiniment

La saison de Kevin Anderson est terminée.

Le Sud-Africain, finaliste de Wimbledon en 2018, a décidé de mettre un terme à son année et de soigner son problème de genou pour la saison 2020.

« Cela me donnera assez de temps pour faire de la rééducation et me remettre en forme », expliquait le joueur de 33 ans. Il n’a pas joué depuis Wimbledon. Il a raté la Coupe Rogers pour la première fois en dix ans.

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