L’attente est enfin terminée ; un souvenir lointain devient réalité pour Félix Auger-Aliassime

mardi, 6 Août

Demandez à Félix Auger-Aliassime quel est le plus beau souvenir qu’il garde de toutes les fois où il a assisté à la Coupe Rogers en tant que spectateur, et il vous le dira sans hésiter : 2013. Huitièmes de finale. Court Banque Nationale. Vasek Pospisil contre Tomas Berdych.

Pospisil avait alors battu, pour la toute première fois de sa carrière, un joueur du Top 10, et avait atteint la demi-finale pour ensuite faire un bond de 31 places au classement de l’ATP, amorçant la semaine suivante au 40e échelon.

Submergé par l’émotion, Pospisil s’était accroupi pour embrasser le terrain, un moment marquant dans l’imaginaire d’Auger-Aliassime. Un moment qui lui a fait dire, alors qu’il n’était âgé que de 13 ans, qu’il espérait un jour avoir la chance de vivre le même genre d’émotion sur le terrain.

Le Québécois tentera d’exaucer son souhait dès cet après-midi sur le Court central du Stade IGA dans le cadre de son match de premier tour de simple pour la première fois de sa jeune carrière, et ce contre nulle autre que… son compatriote Pospisil.

Un jour après avoir évolué du même côté du terrain en double, Auger-Aliassime et Pospisil se retrouvent nez à nez, avec cette fois à l’enjeu une place au deuxième tour et la chance d’affronter l’autre Canadien Milos Raonic.

Malgré l’ironie de la chose, Louis Borfiga, le vice-président du développement de l’élite chez Tennis Canada, croit que ce double était exactement ce dont les deux joueurs avaient besoin pour bien se mettre dans le bain.

« Il n’y a rien de mieux que faire un match de double pour préparer le simple du lendemain parce qu’on prend le contact avec le court central, avec les balles, on pratique nos services et nos retours, a-t-il déclaré. Ce n’est pas aussi exigeant physiquement et en plus, il n’y a pas autant de pression puisqu’on joue surtout pour s’amuser et pour faire un bon match. »

Le tandem canadien s’est incliné 7-6 (9), 6-5 face aux Français Jérémy Chardy et Fabrice lundi, mais ont attiré une foule très impressionnante pour un match de double, un après-midi de semaine, et au premier tour de surcroît.

Les Montréalais semblaient extrêmement fébriles de voir le Québécois à l’œuvre et l’ambiance était électrique.

Auger-Aliassime est non seulement apprécié de la foule, mais aussi de ses confrères sur le circuit de l’ATP, qui n’ont pas hésité à lui lancer des fleurs devant la presse depuis le début du tournoi. « J’ai énormément de respect pour lui à l’extérieur du terrain », avait mentionné le champion en titre de la Coupe Rogers à Montréal Alexander Zverev dimanche. « C’est un des joueurs les plus gentils. Il n’a que 18 ans, mais il est déjà tellement respectueux et en connaît vraiment beaucoup sur le sport. »

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